INFORMATIONS PRATIQUES

Agissons ensemble contre le tabagisme passif et actif


Le tabac est la première cause de mortalité évitable. Les chiffres du tabac sont édifiants: il tue, chaque année en France, 66.000 fumeurs et 5.000 personnes sont victimes du tabagisme passif. Les méfaits du tabagisme passif sur la santé sont aujourd'hui connus et incontestables. Chez l'adulte, il augmente le risque de développer un cancer du poumon ou une maladie cardiovasculaire. Il aggrave des pathologies respiratoires comme l'asthme. Chez l'enfant, il entraine un plus gros risque de crises d'asthme et d'infections respiratoires. Il ne s'agit donc plus seulement d'un problème sociétal mais d'une question essentielle de santé publique.

La loi Evin de 1992 avait permis des avancées importantes dans le domaine de la lutte contre le tabagisme. Le décret du 15 novembre 2006, destiné à renforcer l'exposition de tous au tabagisme passif, est venu considérablement renforcer ces dispositions législatives.

Depuis février 2007, il est interdit de fumer :

-dans tous les lieux fermés et couverts accueillant du public ou qui constituent des lieux de travail,
-dans les établissements de santé,
-dans l'ensemble des transports en commun,
-dans toute enceinte (y compris les endroits couverts comme les cours d'école) des écoles, collèges et lycées publics et privés, ainsi que des établissements destinés à l'accueil, à la formation ou à l'hébergement des mineurs.

A partir du 1er janvier 2008, l'interdiction est étendue au secteur des Cafés, Hôtels, Restaurants, Discothèques et Casinos (les CHRDC). L'enjeu est important car, dans ces lieux de « convivialité », l'exposition des salariés au tabagisme passif est particulièrement forte. En outre, ce sont des lieux emblématiques de la mesure d'interdiction de fumer.

Les emplacements fumeurs qu'il est possible d'installer dans certains cas doivent répondre à des normes extrêmement strictes.

A l'étranger, des mesures similaires ont également été instaurées. On observe à la fois une bonne acceptation des mesures par le public et une efficacité en terme de santé publique.

C'est ainsi que, suite à la mise en application de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, l'Italie, l'Irlande et maintenant l'Ecosse démontrent l'intérêt de la protection de tous des méfaits du tabagisme passif, en particulier en ce qui concerne les bénéfices cardiovasculaires et la rapidité de ces effets. D'après une information révélée par les autorités écossaises, le nombre d'admissions à l'hôpital pour crise cardiaque a chuté de 17% en Ecosse depuis l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, en mars 2006.

En France, différents sondages ont été effectués. Celui de l'INPES, paru début septembre 2007, montre que trois Français sur quatre iront aussi souvent au restaurant après l'entrée en vigueur de la loi sur l'interdiction de fumer, au 1er janvier 2008, et qu'un sur cinq ira même plus souvent.

73% iront aussi souvent dans les cafés et 18% iront plus souvent, alors que 82% fréquenteront aussi souvent les discothèques et que 12 % iront plus souvent (18% chez les jeunes).

Toujours d'après l'INPES, 79% des Français sont «tout à fait ou plutôt favorables» à l'interdiction dans les restaurants, alors qu'ils sont 71% à l'être pour les bars et 67% pour les discothèques.

Observant que les chiffres sont quasi identiques chez les 15 / 24 ans (81% pour les restaurants, 70% pour les bars et 66% pour les discothèques), l'Institut précise que l'interdiction est plébiscitée par 83% des non fumeurs pour les restaurants, par 80% pour les cafés et par 77% pour les discothèques, alors que pour leur part 72% des fumeurs sont «tout à fait ou plutôt favorables» à l'interdiction dans les restaurants, 53% dans les cafés et 48 % dans les discothèques.

Le résultat du sondage est indiscutable puisqu' « une large majorité se dit favorable » aussi bien chez les fumeurs que chez les non fumeurs. «L'opinion des 15 / 24 ans que l'on pourrait imaginer plus réticente est en fait très proche de celle des autres», ainsi «les Français déclarent massivement qu'ils ne changeront pas leurs habitudes» et «qu'une partie affirme qu'ils se rendront davantage dans ces lieux vidés de (...) fumée». Les non fumeurs représentent l'essentiel de cette probable hausse de fréquentation. Avec ce dispositif, la France emboîte le pas à de nombreux pays européens, dont l'Italie, qui a eu de «nombreuses retombées positives» à la suite de cette interdiction avec une baisse de 5,8% de la consommation de tabac et 90% de la population hostile à tout retour en arrière.

Source : La Ligue nationale contre le cancer

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